Le Rouge et Le Blanc

La "CN Tower" de Toronto..., ou la "Tour Eiffel canadienne"

J’avais pour projet avant de partir en Amérique du Nord en Avril, de réaliser un photo-reportage aux Etats-Unis et au Canada au sujet de l’agriculture biologique et biodynamique . Le sujet est vaste et étendu, et afin de réduire le champ d’action, je voulais me restreindre seulement à la presse spécialisée dans le vin. Des revues francophones sur le vin, il en existe des dizaines et des dizaines. Les syndicats, les regroupements de vignerons, les inter-professions, les appellations, les caves coopératives, bref…, tous les professionnels du vin en commençant par le vigneron et en finissant par le consommateur : ils ont tous leur revue. Après de nombreuses recherches sur internet, j’en ai finalement sélectionné une quinzaine  sur le volet, succeptibles de publier ce reportage.

Je me suis cantonné aux revues francophones. La presse spécialisée est large et on trouve autant de diversité dans les revues que dans les vins eux-mêmes. De nombreuse revues manquent de pertinence car financées par les publicités qu’elles mettent en avant et influençant de ce faite les propos tenus dans les colonnes. Aujourd’hui, lire des articles pertinents et libres  dans le monde du vin (ou bien dans la presse grand public d’ailleurs) relève du défi. On lit les mêmes choses années après années, à renfort d’espaces publicitaires attribués au plus offrant.

'Yonge Street' au coeur d'un océan de trépidation urbaine

Dans les revues vinicoles francophones, rares sont les reportages au sujet des vignobles étrangers (sauf peut-être la revue belge InVinoVeritas et la revue suisse Vinum). En France, une fois de temps en temps, on tombe sur un article traitant d’un pays limitrophe, peut-être aussi un pays d’Europe. Mais il est plus rare de lire un article traitant des vignobles de la Californie, de l’Afrique du Sud ou de la Nouvelle Zélande par exemple. En progression depuis les dix dernières années sur le territoire français, la consommation de vins étrangers dans l’hexagone est encore très timide. Le français se repose sur ses lauriers et n’ose pas encore aller découvrir ce qui se passe en dehors des frontières. Certes, nous avons en France des hommes et des femmes passionnés produisant des vins de terroir,  vivants, complexes et profonds. Cependant, l’élan du « moins mais mieux » que l’on constate en France est aussi valable dans d’autres pays d’Europe comme en Italie, en Espagne, ou en Grèce, pour ne citer qu’eux. Plus loin, il y a de bons résultats aussi comme en Géorgie, en Turquie, au Canada ou aux Etats-Unis que j’ai découvert plus récemment. Et je ne parle pas de l’Australie ou de l’Amérique du Sud.

Une rue 'branchée' de Toronto

Parmi les réponses aux emails que j’avais envoyés avant de m’envoler, une revue avait  fait écho à ma recherche d’authenticité dans les vignobles d’ Amérique du Nord. LeRouge&leBlanc, revue libre de toute publicité, fut créée il y a vingt-cinq ans. C’est une revue trimestrielle comptant environ 1600 abonnés passionnés du vin, qui,  en s’abonnant à la revue,  désire aller plus loin dans leur connaissance vinique. La revue est connue pour défendre les vins de terroir qui utilisent avant tout les levures indigènes, les vins qui ne sont pas chaptalisés, et sans sur-extraction. Les vins dont la revue se veut le fer de lance sont généralement issus de raisins cultivés en agriculture biologique ou biodynamiqe, mais LeRouge&leBlanc n’en fait pas un dogme pour autant, ce qui est tout à leur honneur.

Un nom expressif pour une revue sobre et élégante

Depuis mon arrivée à Toronto il y a presque deux mois, nous étions en contact avec Julien Marron, le correspondant de la revue pour l’Amérique du Nord. Avec nos emplois du temps respectifs, nous avons pu finalement convenir d’un rendez-vous dans le centre de Toronto, après ma semaine à explorer les vignobles de la péninsule du Niagara.

Il a fallu tout d’abord trouver un emplacement pour stationner ma voiture, et autant vous dire qu’un Vendredi après-midi à l’heure de la sortie du bureau, c’est quelque chose de se stationner dans Toronto. J’y parviendrai quand même, mais oublierai le temps limité de stationnement, car c’était sans compter sur la qualité de notre échange avec Julien. A vrai dire je n’ai toujours pas compris comment ils font pour mettre leurs amendes. Le stationnement était pour une heure et l’amende a été écrite après cinquante minutes de stationnnement….???  Mais bon c’est une autre histoire, là n’est pas le sujet.

Une rencontre inopinée à Toronto avec Julien Marron

Nous avions donc rendez-vous avec Julien à l’angle de Yonge Street (l’avenue la plus longue du Canada) et de Bloor Street. Une fois les présentations faites, nous sommes allés nous rafraîchir dans un bar-restaurant du centre ville. L’entretien fut enrichissant et le contact facile. Calme et serein, Julien m’a tout d’abord introduit la revue dans son ensemble. Dans l’équipe depuis deux ans, il est le dernier arrivé. L’équipe compte une douzaine de personnes. Nous trouverons vite des connaissances communes dans les vignerons que nous apprécions pour leur travail et leur personnalité. Nous discuterons ainsi autour d’une table pendant une bonne heure, avant de passer à son appartement afin de récupérer deux numéros récents de la revue. Pendant ce temps là, j’en oubliais ma voiture…mais vous savez ce que c’est : on commence à parler des choses qu’on aime et on en oublie le reste !

Ruelle plus aérée à quelques pas de 'Yonge Street'

Au final, on parlera évidemment de ce projet de reportage, en mettant les cadres sur un tel sujet. Les vins issus de l’agriculture biologique et biodynamiqe au Canada et aux Etats-Unis sont nombreux. Cinq mois entiers à les étudier est le temps minimum pour entrer en profondeur dans le sujet. LeRouge&leBlanc n’a jamais encore travaillé avec des free-lance. Il y a un début à tout. En attendant, nous continuons à discuter des projets possibles à réaliser ensemble autour de cette thématique des vins biologiques et biodynamiques en Amérique du Nord : organiser une dégustation à Toronto, faire venir des journalistes et des importateurs pour goûter, finaliser ce projet d’écriture pour cet été ? La question est ouverte  !

'Trattoria' italienne pour désaltérer un après-midi étouffant dans la mégapole canadienne

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Published in: on 12 juin 2010 at 08:39  Laisser un commentaire  
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