Silver Thread Vineyard, Finger Lakes (New York)

Coucher de soleil sur le lac "Seneca" dans la région des "Finger lakes"

Force est de constater que c’est une image colorée et vivante du paysage américain qui se dessine sous nos yeux. Toutes les visites effectuées jusque là ont trouvé leur place dans Holy Terroir, que ce soit dans la version française ou bien dans la version anglaise du blog. (D’ailleurs au sujet du mot blog,

Outre leurs vins, les lacs eux-mêmes sont aussi les attractions de la région

après quelques recherches sur internet, je découvre que l’anglicisme blog, en français s’écrit blogue. Toutefois les deux versions semblent être acceptées). En guise de remerciement envers tous ces hommes et ces femmes qui nous ouvrent leur porte et leur coeur, le moindre geste que nous puissions faire en retour est simplement de parler d’eux dans Holy Terroir.

A l'entrée de notre prochaine étape

La plupart du temps programmées à l’avance, nos visites sont souvent le début de nouvelles amitiés. A chaque fois passionnés, nos interlocuteurs n’en finissent pas de commentaires élogieux au sujet de ce qui les anime au corps

Richard Figiel de Silver Thread Vineyard

et au coeur. Leur passion est née d’une rencontre un jour, en apparence comme un autre, et pourtant ce jour allait changé à jamais leur vie. Des rencontres, nous en faisons tous les jours, il suffit d’écouter avec ses oreilles et de voir avec de nouveaux yeux. Nous rencontrons tous les jours des personnes, et ce sont en générales le genre de rencontres auxquelles nous pensons le plus facilement. Mais il y a d’autres rencontres plus variées et plus subtiles auxquelles nous ne pensons pas tout de suite.

Le lac fait aussi le bonheur des plaisanciers

Ne vous souvenez donc pas de ce livre que vous avez lu ce jour là, où vous vous êtes dit: « C’est exactement ce livre dont j’avais besoins de lire en ce moment»? Et à la suite de cette lecture, votre vie prend un nouvel élan. Des livres qui inspirent et qui se mettent sur votre route comme par

Chai utilisant la gravité et avec vue sur le lac

enchantement, sont une révélation. Il y a aussi ces rencontres avec ces morceaux de musique dont nous avons l’impression qu’ils ont été composé spécialement pour cet instant où nous l’écoutons. Le dernier morceau qui me vient à l’esprit est cette chanson de Dire Straits (le titre m’échappe, désolé) écoutée dans la voiture sur la route un après-midi, qu’on dirait qu’il fut conçu spécialement pour un road trip aux Etats-Unis j’en suis sûr(hum?…). Des rencontres, nous en faisons des milliers…Certaines plus marquantes, plus touchantes, et plus bouleversantes que d’autres.

Rien de tel qu'un verre de vin dans les vignes au coucher du soleil

Un voyage sert à s’ouvrir à l’autre et à voir différemment avec de nouveaux yeux, et au delà, avec un nouveau coeur. Mettre de côté les idées toutes faites, les aprioris, et les jugements préconçus, c’est donner une chance à l’inconnu de nous surprendre. Un voyage n’enrichit celui qui le vit que si le

Des vignes cultivées à la main par Richard lui-même

chemin lui-même est plus important que la destination finale. L’objectif une fois atteint n’a plus le même goût d’inconnu et de mystère. Au contraire, c’est bien pour se confronter aux difficultés et à l’imprévu survenus en chemin que nous partons un jour loin de notre quotidien. Ce déséquilibre dans notre routine journalière nous pousse à aller de l’avant comme un marcheur met un pied devant l’autre pour avancer . Il lève un pied, se met en déséquilibre provisoirement, et ce n’est qu’ensuite qu’il met le pied sur le sol et enchaîne sa marche en continuant cette succession de déséquilibre-équilibre permanent.

En arrivant de Toronto pour aller à New York, on passe devant une région anciennement connue pour être le territoire des indiens Iroquois, une

Salle de mise en bouteilles et d'étiquetage manuelles

fédération de tribus indiennes vivants dans cette partie nord-est des Etats-Unis. On a tendance à oublier qu’il y a seulement quelques centaines d’années vivaient ici des Hommes dotées d’une intime connaissance et d’un profond respect pour la terre qui les faisait vivre. Cette région se trouve aujourd’hui baptisée sous le nom générique d’état de New York. Au sud de l’axe menant de Toronto à New York, on arrive dans la sous région des Finger lakes( les lacs en forme de doigts) car il n’y a pas moins de dix lacs allongés formés lorsque les glaciers se sont retirés il y a des millénaires.

Le symbole de la tortue provient de l'ancienne tribue indienne des Haudenosaunee. La tortue nous fait nous rappeler de prendre soins de la terre et de l'eau, qui sont aussi nécessaires à l'élaboration du vin

Un nom résonnait depuis plusieurs semaines dans ma tête lorsque je pensais à explorer les vignobles authentiques dans la partie est des Etats-Unis. Silver Thread Vineyard fut planté au début des années 80 sur le versant est du lac Seneca, conférant à la vigne un micro-climat plus doux et lumineux grâce à la réverbération du soleil sur le lac. Journaliste dans une autre vie,

Un chai dont la température est contrôlée par un feu de cheminée

l’autodidacte Richard Figiel greffa lui-même ses premiers pieds de vignes il y a presque trente ans pour arriver à une surface de production aujourd’hui équivalente à 5 hectares de vignes. Il commença par le riesling et le chardonnay, puis le Gewürztraminer, le Cabernet Franc et le Grüner Veltliner. Richard est un de ces hommes dotés de cette force tranquille nécessaire pour mener à bien les projets doucement mais sûrement. Au long de notre visite, il mettra l’accent à de nombreuses reprises sur sont intention focalisée sur la production de peu de cépages plutôt que de se disperser avec trop de vins différents; approche que j’approuve.

Place aux choses sérieuses

Avec une température pouvant atteindre les -25°C en hiver, le lac Seneca ne gèle pas pour autant. La production se résume à 1 500 caisses par an (18 000 bouteilles). Nous effectuerons une visite dans les vignes(cultivées en agriculture biologique) avec Richard avant de nous rendre dans le chai

Dans la salle de dégustation, toujours avec la vue sur le lac

conçu par ses soins avec l’aide de son frère architecte: un chai cousu main comme le sont les vins que nous goûterons. Les vins que j’ai goûté jusque là au Canada et aux Etats-Unis prennent une toute autre dimension quand la personne qui vous reçoit est aussi la personne qui oeuvre dans les vignes. Les vins atteignent un degré de pureté, de finesse et de minéralité que je ne retrouve pas assez ailleurs.

Dans tous les vins que nous goûterons: le chardonnay 2008, le gewürtztraminer 2007, le riesling 2007, le pinot noir 2008, et le cabernet franc 2008, on retrouve la main de celui qui les accompagné à venir au monde tout au long de la chaîne d’élaboration: de la vigne à la mise en bouteille. Plus qu’un simple vigneron, Richard, avec son humble personnalité, se veut aussi le défenseur d’une économie agricole locale équitable pour le producteur et pour le consommateur. Le développement d’une culture alimentaire saine et juste est son fer de lance. Ses vins sont vendus entre 15 et 22$ (13 et 17€) la bouteille. Malheureusement pour nous, on ne trouve pas encore ses vins en France. Dommage, car là est la preuve que les Etats-Unis produisent des vins de grande classe, élégants,et racés, et le tout à des prix raisonnables, quand on connaît ce qu’il y a dans le verre. C’est incontestablement le type de vin que je sélectionnerais pour ma cave personnelle si je pouvais ramener quelques bouteilles en France dans mes valises.

Published in: on 28 juin 2010 at 18:25  Laisser un commentaire  
Tags: ,

Hawthorne Valley Farm, Harlemville (New York)

Des légumes qui respirent la vie

Au fur et à mesure que nous progressons sur les routes qui nous conduiront bientôt sur la côte ouest des Etats-Unis, les opportunités s’ouvrent devant nous pour rencontrer les acteurs du bien boire et du bien manger. Nos

Diversité et authenticité, en biodynamie depuis 1972

centres d’intérêts se tournent avant tout vers les producteurs de ces produits issus de l’agriculture. Cette nourriture, et le vin qui va si bien avec, est de plus en plus dure à dégoter. Tout aujourd’hui a le même goût, tout est transformé et de plus en plus uniformisé. Même les êtres humains deviennent tous pareils: mêmes habits, mêmes maisons, mêmes façons de penser. C’est avant tout dans les champs et dans les fermes que nous apprécions l’origine véritable d’un produit agricole de qualité. Que ce soit le vin, les légumes, la viande, les céréales, les oeufs ou le miel, tous ces produits ont tous la même origine: la terre.

Les mots 'pays', 'paysage' et 'paysan' ont plus que leurs racines en commun

A travers ce blog, j’essaie de partager du mieux possible avec vous les rencontres au cours de ce voyage en Amérique du Nord qui a pour fil conducteur l’alimentation dans tous ses états. Déjà, j’en entends s’exclamer au loin que les Etats-Unis ne produisent aucun produit de qualité? Bon, bon

Ces granges qui illuminent les paysages

…Pas d’aprioris sans fondements…C’est vrai que ce qui voyage le mieux venant des Etats-Unis, c’est certainement tout sauf les spécialités culinaires du pays. On entend plus souvent parler des fast-foods, des séries télévisées, ou bien des films d’Hollywood, que les arômes des vins des régions viticoles par exemple. La communication agressive faite dans ce pays et au delà de ses frontières a de quoi faire réfléchir. Et ce n’est certainement pas sur les panneaux publicitaires le long des routes ou sur les écrans de télévisions que nous trouvons toutes les adresses ou nous nous rendons Claire et moi. Il faut se lever tôt pour trouver de la nourriture de qualité, oui, mais cela se trouve bel et bien. Sur un marché fermier l’autre jour, nous avons eu l’occasion de goûter un fromage à pâte pressée non cuite type cheddar qui me reste encore sur les papilles. Agréable découverte dans la campagne New Yorkaise!

Scientifiquement prouvé, le lait est de meilleur qualité quand les vaches sont appelées par leur nom

Avant de commencer à visiter les fermes et les vignobles du pays, on peut être tenté de se poser des questions sur les choix que l’on va être amenés à faire. Comment sélectionner les fermes et les vignobles à visiter? Quels critères mettre en avant? Quels sont les fondements de notre visite aux quatre

Hawthorne Valley: 'Nourrir la terre qui nous nourrit'

coins du pays? La multiplicité des choix se réduit considérablement lorsqu’il s’agit de visiter essentiellement les lieux en relation avec l’agriculture biologique et biodynamique. Tout en restant ouvert pour découvrir d’autres manières de cultiver la terre, les choix se font tout d’abord sur le goût et la dégustation. Les fermes et les personnes que nous rencontrons créent avant tout des produits qui ont du goût. C’est le premier critère de sélection. Et une quête d’absolue qualité ne se fait pas sans la pratique d’une agriculture respectueuse de la biodiversité.

De la ville à la campagne, Katie a toujours su que 'le bonheur est dans le pré'

L’équilibre recherché dans les dégustations que nous effectuons, que ce soit les fromages, le pain, les légumes, le miel, le sirop d’érable, le vin, etc… se compare à l’équilibre que nous recherchons dans la fréquence des fermes

Katie et Andrea - après les avoir ramassés, il faut nettoyer les légumes

visitées. Toutes les rencontres demandent de l’attention afin de retranscrire dans ce blog au plus près les informations collectées. La température estivale frôle les 90-95°Farenheight, soit les 30-35°Celsius en ce moment.  Avec les exercices de calculs mentaux pour les conversions, on joue aussi de plus en plus avec les pics de chaleur pour écrire, visiter et rouler en voiture.

Frais et croustillant à point

Alors que nous étions dans le Camphill Village de Copake dans l’état de New York (dans la version anglaise du blog), nous n’étions plus qu’à 30 minutes en voiture de la ferme biodynamique Hawthorne Valley (le mouvement

"C'est en faisant que l'on se fait" ou "comment guérir grâce à l'artisanat" au 'Camphill Village de Copake' à 30 minutes d'Hawthorne Valley

Camphill est une pédagogie curative dont le fondement est la conception anthroposophique de l’être humain développée par Rudolf Steiner au début du XXe siècle). On ne pouvait donc pas ne pas aller visiter cette ferme de production qui est aussi ferme pédagogique accueillant pas moins de 500 enfants tous les ans. Le plus difficile, c’était d’abord de prendre un premier contact par téléphone. Appelée la veille pour le lendemain, Rachel d’Hawthorne Valley répondit positivement à notre appel et nous étions attendu le Mardi matin pour une visite qui allait s’étendre plus longtemps que prévue (comme d’habitude!).

Notre visite commencera par la rencontre avec Katie, originaire de Manhattan, occupée avec ses collègues à ramasser les navets japonais dans le champ de légumes derrière la ferme. La visite continuera par un entretien avec Andréa, suisse de naissance et ayant élue domicile en Hudson Valley. Evidemment, une ferme de plusieurs centaines d’hectares comme celle-ci regroupe forcément une main d’oeuvre appropriée. Et la diversité des personnalités font des échanges plus passionnant les uns que les autres. Nos rencontres croiseront aussi le chemin de la fromagerie avec Peter, familiarisé avec la tradition fromagère française pour avoir exploré ses régions productrices pendant presque une année.

Peter dans la cave d'affinage des fromages: toute une histoire d'amour!

Puis, ce sera le tour de la boulangerie avec Caroline, une ancienne étudiante en biodynamie à Emerson College, qui nous fera un véritable exposé sur son

Caroline Gordon: intarissable de connaissances

métier avec l’origine des céréales utilisées et le partage d’un savoir faire inestimable pour confectionner tous les jours le pain et les pâtisseries qui seront ensuite vendus dans le magasin d’alimentation biologique juxtaposant les locaux.

Et pour terminer, après tant d’évocations culinaires, on ne pouvait conclure la visite que par un pic-nique champêtre avec les produits de la ferme, le tout improvisé sur l’herbe, à l’ombre, au milieu de la cour principale. Le vrai luxe du XXIe siècle: apprécier un instant de vie tout simplement!

Dans la cave d'affinage, le temps n'existe plus

Published in: on 24 juin 2010 at 17:50  Commentaires (2)  
Tags: ,

The Pfeiffer Center, Spring Valley (New York)

En haut Rudolf Steiner, en bas Ehrenfried Pfeiffer

Déjà 4000kms au compteur et nous sommes toujours dans le même état de New York. Les distances aux Etats Unis ont vraiment une autre signification. Les routes sont parfois un enchevêtrement de circulation avec des ponts dessus, dessous, partout, sur les côtés, en double, en triple avec des échangeurs dans tous les sens et des indications à vous en faire perdre votre sens de l’orientation.

Expendre la biodynamie auprès d'un large public

Faut-il prendre la sortie exit A, ou A’, ou A bis, ou A business, ou A express? Les possibilités semblent interminables. Au final, on peut facilement se retrouver sur une voie sans que l’on sache pourquoi. Bon, tout le pays ne semble pas de la sorte si je regarde la carte, car je verrai que les routes sont moins denses à mesure que l’on s’éloigne de la côté est.

Incinération au programme le dernier week-end de formation

De Long Island, il nous fallait retraverser une fois de plus l’agglomération New Yorkaise. Et une fois de plus, ce fut l’occasion de s’émerveiller devant la grandeur de cette ville tentaculaire avec au loin Manhattan et ses buildings se dessinant à l’horizon. Notre destination: The Pfeiffer Center. C’est ici en

Forêt et espaces verts autour du "Pfeiffer Center"

effet qu’Ehrenfried Pfeiffer(1899-1961),  un étudiant de Rudolf Steiner(1861-1925) et pionnier de la biodynamie vécut du début des années quarante jusqu’à sa mort en 1961. Nous sommes seulement à 45minutes du centre de Manhattan mais la densité de population est moins élevée. Les habitations ressemblent plus à une communauté suburbaine avec des pavillons et des maisons isolées qui grignotent toujours un peu plus le si peu de terres agricoles restant dans la région.

Déterrement des cornes pour la préparation 500

Le week-end où nous sommes allés visiter le centre, tombait juste pendant le dernier week-end de la formation en biodynamie pour adulte. Cette formation regroupait une cinquantaine de personnes sur toute l’Amérique du Nord. Tout de suite à notre arrivée, nous somme accueilli chaleureusement à bras ouvert par un étudiant allemand venu du Camp Hill à Kimberton en Pennsylvanie. Les présentations faites, nous sommes conviés à visiter les lieux et rencontrer les personnes travaillant autour de ce centre.

Toute une communauté s’est développée dans ce noyau, continuant ainsi le travail de Rudolf Steiner.

Les abeilles ne sont jamais bien loin

Dès 1928, soit trois ans après sa mort, un petit groupe d’Anthroposophistes – étudiants de Rudolf Steiner, du grec anthropos (humains) et sophia (sagesse) – est venu mettre en pratique aux Etats-Unis ce qu’ils avaient appris en Europe. Il nous faudra tout un week-end Claire et moi pour explorer les différentes sections du village. On y trouve un magasin d’alimentation

La nourriture est locale, vivante et délicieuse

biologique, un institut formant les professeurs aux écoles alternatives Waldorf, une librairie, une école Waldorf, la fondation Camp Hill, une école d’Eurythmie, un café, The fellowship Community pour les personnes âgées, une piscine naturelle à ciel ouvert, ainsi qu’une ferme et deux jardins en agriculture biodynamique.

Tout le week-end, nous suivrons le programme de ce dernier chapitre de formation dédié à la biodynamie. Un regroupement de la sorte est toujours enrichissant, surtout quand le sujet est présenté par des personnes d’expérience comme Mac Mead, le directeur des programmes du Pfeiffer Center.

Mac Mead ,avec son sens de l'humour, a toujours le mot qu'il faut pour rendre le sujet plus légé

Mac pratique la biodynamie depuis plus de trente ans et a eut la chance d’apprendre auprès de ceux ayant partagé plusieurs dizaines d’années de travail avec Ehrenfried Pfeiffer. Plus le temps passe et plus je me rends compte que ce réseau de la biodynamie n’est qu’une seule et grande famille. Partout où nous allons, nous rencontrons d’anciens étudiants d’Emerson College en Angleterre, alors c’est toujours l’occasion d’échanges, d’anecdotes et de souvenirs.

On vient de loin pour voir à la ferme les seules vaches de tout le "county"

Préparation bouse de corne (500) arrivée à maturité

Les thèmes de ce dernier week-end de formation seront tournés vers les préparations biodynamiques que l’on déterrera, la pratique d’incinérations d’insectes, et l’étude des rythmes célestes tout au long d’une année.On commencera ainsi par déterré la préparation bouse de cornes (500) . Il est un peu tard dans la saison pour la déterrer mais on constatera que le compost ainsi formé est mûre, odorant et avec une texture agréable au touché. On déterrera aussi les préparations utilisées pour le compost telle que l’achillée millefeuille(502), la chamomille(503), l’écorce de chêne(505) et le pissenlit(506). Ce dernier week-end sera équilibré entre temps en

Tout est rythme et saisonnalité

classe et temps sur le terrain. La formation pour adulte dans ce programme en Amérique du Nord dure une année. Les étudiants travaillent pour la plupart dans des fermes et viennent une fois par mois au Pfeiffer Center afin d’approfondir leur connaissance de la biodynamie, un excellent moyen de la sorte pour creuser dans cette immense ressource de connaissances que cette vision holistique offre à l’agriculture et à l’être humain dans son ensemble.

Une communauté où les personnes âgées ne sont pas laissées pour compte

Shinn Estate Vineyards, Long Island (New York)

Sur le 'George Washington Bridge', en arrivant à New-York

En règle générale, les passages de frontières ne sont jamais des moments agréables. Que ce soit dans les aéroports au milieu des interminables files d’attentes de passagers fatigués par de longs voyages en avion, ou bien aux frontières terrestres avec les voitures où vous êtes certains de devoir vous soumettre à un véritable interrogatoire sur les raisons de votre visite dans le pays où vous allez. Quoi qu’il en soit, ce passage à la frontière entre le Canada et les Etats-Unis s’est fait sans encombre. Les formalités se sont effectuées en moins d ‘une heure et le tampon me donnant droit de rester sur le territoire américain pour trois mois maximums a bien été apposé sur mon passeport. Un des douaniers, me demandant comment je faisais pour financer mon voyage, va certainement se lancer dans l’agriculture et dans le vin, après que je lui ai répondu que seul ces deux activités suffisaient à me sustenter. Il semblait surpris par la réponse!

La route conduisant de Toronto (Canada), à l’état du Connecticut (Etats-Unis) fut longue – 12 heures.

La ferme biodynamique 'Woodbridge farm' dans l'état du Connecticut

Ma première étape aux Etats-Unis était une ferme en agriculture biodynamique dans l’état du Connecticut au Nord-Est de New York . Il y a déjà plusieurs billets que je pense à télécharger une carte de mon itinéraire sur le blog pour mieux situer dans l’espace où se trouvent les différentes fermes et vignobles que je visite. Allez…, promis, dans quelques billets, il y aura une carte du Canada et des Etats-Unis avec la route parcouru et les arrêts effectués. Dans cette ferme dans le Connecticut, j’allais retrouver Jesse, un ami travaillant tout l’été dans cette ferme comme interne dans le cadre de la formation biodynamique à Emerson College. Courte allait être les retrouvailles car aussitôt arrivé le Samedi soir et je me voyais repartir le Dimanche après-midi pour New-York City et pour ce qui allait être une semaine aussi intense que riche de rencontres.

Après une matinée à la tâche dans les champs de légumes, rien ne vaut quelques brasses pour se rafraîchir!

Après seulement trois heures de route pour descendre dans la mégapole américaine – une agglomération de 20 millions d’habitants tout de même– le but du jeu était de trouver un emplacement pour garer sa voiture pour une semaine sans trop d’histoires. Aux Etats-Unis, la voiture est primordiale pour se déplacer pour couvrir les immenses espaces de ce pays. Cependant ici, comme dans toutes les grandes villes du monde, il est préférable d’utiliser les transports en commun. C’est finalement dans l’état du New-Jersey, bordant la ville de New-York à l’Ouest, que je trouverai mon salut: un emplacement à une heure en train de Manhattan sans frais de parking (simplement impossible à trouver!)

Il fut un temps où les chevaux étaient plus courant dans les villes

Une semaine à Manhattan, c’est un peu comme se retrouver propulser tout à coup dans un shaker et ses glaçons, que l’on agite pour préparer les cocktails et mélanger les ingrédients.

Times Square

On est secoué, remué, balancé dans tous les coins, et dans toutes les stations de métro. Un melting pot d’âmes humaines provenant des quatre coins de la planète. On y croise toutes les nationalités et tous les rêves les plus fous, et cela donne naissance à une ville que l’on regarde de loin songeur et aspiré, et de près les yeux tournés vers le ciel pour y scruter les gratte-ciel frôlant les nuages. Après cette semaine à rencontrer les acteurs du monde du vin authentique issu de l’agriculture biologique et biodynamique, je me rendais sur l’île de Long Island à l’Est de New-York pour visiter deux domaines viticoles dont on m’avait recommandé l’adresse à New-York. Je parle de cette semaine à New-York plus longuement dans la version anglaise du blog avec en prime des photos des différentes rencontres.

'Jones Beach' à 'Long Island'

Le domaine viticole de Long Island qui est le plus souvent revenu dans mes échanges avec les cavistes, bars à vin, sommeliers, journalistes, écrivains, distributeurs et importateurs, se nomme Shinn Estate Vineyards.

Barbara Shinn

Après tout, pourquoi pas aller découvrir la jeune viticulture de Long Island vieille seulement de 35 ans? Deux jours pour rattraper le retard dans l’écriture du blog et dans les prises de rendez-vous futures, et nous avions Claire – qui m’a rejoint à New-York et qui m’accompagnera pendant quatre semaines sur les routes jusqu’en Californie – et moi convenus une visite dans ce vignoble en agriculture biodynamiqe de la fourchette Nord de l’île.

Vignes saines malgré un climat océanique particulièrement humide

Sous un ciel couvert et nuageux nous fûmes accueilli par Barbara Shinn, la propriétaire avec son mari David Page. Elle nous emmènera dans un

Le stade de la floraison

premier temps dans les vignes et nous fera part de ses débuts avec la biodynamie, qui commencèrent en 2001 lors de sa visite à WillaKenzie en Orégon. Les années passèrent et en 2006, elle sauta le pas et commença à convertir l’ensemble du domaine. A cette époque de l’année (mi-Juin), c’est le stade de la floraison dans les vignes, une période d’intense fécondité de part et d’autres des rangs. Aussi artiste, Barbara nous explique sa relation intime avec la biodynamie – l’art de cultiver la terre – qui est pour elle avant tout une méthode holistique pour aborder l’agriculture. Cela lui permet de créer un habitat naturel et sauvage, milieu favorable au développement d’un biotope divers et varié. Le vignoble s’étend sur moins de dix hectares sur des sols sablo-limoneux.

David Page, Barbara Shinn et Anthony Nappa

Parmi les vins que nous goûterons, je retiendrai les rouges Cabernet Franc 07 et le Cabernet Sauvignon 2006.

Des expériences avec des macérations pelliculaires sur des chardonnay

Dans les deux vins, on retrouve un élevage en fût de 18 mois bien intégré au vin, et suffisamment de matière dans les vins pour que le bois et le le fruit se marrient bien . Le grain des tannins est fin. Anthony Nappa, le  winemaker, nous fera goûter par la suite sur barrique, les vins du millésime 2009, qui en rouge montre la progression du domaine vers l’équilibre et un meilleur respect du fruit. Il utilise progressivement les levures indigènes depuis quelques années. Il est aussi en train d’expérimenter des vins de voile (des vins oxydatifs élevés sous un voile de levures comme dans les vins jaunes de la région du Jura).

La dégustation: toujours un moment magique

Dans les précédents billets nous parlions des VQA - Vintner Quality Alliance – pour les appellations d’origine canadienne. Aux Etats-Unis, ils ont les AVA – American Viticultural Area – qui sont leurs appellations d’origine contrôlée à eux. A Shinn vineyards, ils commercialisent leur vin sous l’appellation AVA North Fork of Long Island. La commercialisation se fait exclusivement à leur porte. Ils bénéficient d’un potentiel de 25 à 30 millions de clients dans la région de New-York, leur domaine ne se situant seulement qu’à deux heures et demie de Manhattan.

Salle de dégustation collée au chai à barriquesNous finirons la visite avec David, le mari de Barbara également chef cuisinier des chambres d’hôtes sur le domaine. Nous nous rendrons dans le chai des cuves et des pressoirs. Quand nous partirons, quatre japonaises venaient juste de commencer à déguster les vins du domaine avec Barbara. Comment dit-on bonjour en japonais déjà???

Ah oui, c’est ça: konnichiwa !

Un cuve tronconique pour un meilleur contact avec les baies de raisins

Published in: on 17 juin 2010 at 19:10  Laisser un commentaire  
Tags:

Le Rouge et Le Blanc

La "CN Tower" de Toronto..., ou la "Tour Eiffel canadienne"

J’avais pour projet avant de partir en Amérique du Nord en Avril, de réaliser un photo-reportage aux Etats-Unis et au Canada au sujet de l’agriculture biologique et biodynamique . Le sujet est vaste et étendu, et afin de réduire le champ d’action, je voulais me restreindre seulement à la presse spécialisée dans le vin. Des revues francophones sur le vin, il en existe des dizaines et des dizaines. Les syndicats, les regroupements de vignerons, les inter-professions, les appellations, les caves coopératives, bref…, tous les professionnels du vin en commençant par le vigneron et en finissant par le consommateur : ils ont tous leur revue. Après de nombreuses recherches sur internet, j’en ai finalement sélectionné une quinzaine  sur le volet, succeptibles de publier ce reportage.

Je me suis cantonné aux revues francophones. La presse spécialisée est large et on trouve autant de diversité dans les revues que dans les vins eux-mêmes. De nombreuse revues manquent de pertinence car financées par les publicités qu’elles mettent en avant et influençant de ce faite les propos tenus dans les colonnes. Aujourd’hui, lire des articles pertinents et libres  dans le monde du vin (ou bien dans la presse grand public d’ailleurs) relève du défi. On lit les mêmes choses années après années, à renfort d’espaces publicitaires attribués au plus offrant.

'Yonge Street' au coeur d'un océan de trépidation urbaine

Dans les revues vinicoles francophones, rares sont les reportages au sujet des vignobles étrangers (sauf peut-être la revue belge InVinoVeritas et la revue suisse Vinum). En France, une fois de temps en temps, on tombe sur un article traitant d’un pays limitrophe, peut-être aussi un pays d’Europe. Mais il est plus rare de lire un article traitant des vignobles de la Californie, de l’Afrique du Sud ou de la Nouvelle Zélande par exemple. En progression depuis les dix dernières années sur le territoire français, la consommation de vins étrangers dans l’hexagone est encore très timide. Le français se repose sur ses lauriers et n’ose pas encore aller découvrir ce qui se passe en dehors des frontières. Certes, nous avons en France des hommes et des femmes passionnés produisant des vins de terroir,  vivants, complexes et profonds. Cependant, l’élan du “moins mais mieux” que l’on constate en France est aussi valable dans d’autres pays d’Europe comme en Italie, en Espagne, ou en Grèce, pour ne citer qu’eux. Plus loin, il y a de bons résultats aussi comme en Géorgie, en Turquie, au Canada ou aux Etats-Unis que j’ai découvert plus récemment. Et je ne parle pas de l’Australie ou de l’Amérique du Sud.

Une rue 'branchée' de Toronto

Parmi les réponses aux emails que j’avais envoyés avant de m’envoler, une revue avait  fait écho à ma recherche d’authenticité dans les vignobles d’ Amérique du Nord. LeRouge&leBlanc, revue libre de toute publicité, fut créée il y a vingt-cinq ans. C’est une revue trimestrielle comptant environ 1600 abonnés passionnés du vin, qui,  en s’abonnant à la revue,  désire aller plus loin dans leur connaissance vinique. La revue est connue pour défendre les vins de terroir qui utilisent avant tout les levures indigènes, les vins qui ne sont pas chaptalisés, et sans sur-extraction. Les vins dont la revue se veut le fer de lance sont généralement issus de raisins cultivés en agriculture biologique ou biodynamiqe, mais LeRouge&leBlanc n’en fait pas un dogme pour autant, ce qui est tout à leur honneur.

Un nom expressif pour une revue sobre et élégante

Depuis mon arrivée à Toronto il y a presque deux mois, nous étions en contact avec Julien Marron, le correspondant de la revue pour l’Amérique du Nord. Avec nos emplois du temps respectifs, nous avons pu finalement convenir d’un rendez-vous dans le centre de Toronto, après ma semaine à explorer les vignobles de la péninsule du Niagara.

Il a fallu tout d’abord trouver un emplacement pour stationner ma voiture, et autant vous dire qu’un Vendredi après-midi à l’heure de la sortie du bureau, c’est quelque chose de se stationner dans Toronto. J’y parviendrai quand même, mais oublierai le temps limité de stationnement, car c’était sans compter sur la qualité de notre échange avec Julien. A vrai dire je n’ai toujours pas compris comment ils font pour mettre leurs amendes. Le stationnement était pour une heure et l’amende a été écrite après cinquante minutes de stationnnement….???  Mais bon c’est une autre histoire, là n’est pas le sujet.

Une rencontre inopinée à Toronto avec Julien Marron

Nous avions donc rendez-vous avec Julien à l’angle de Yonge Street (l’avenue la plus longue du Canada) et de Bloor Street. Une fois les présentations faites, nous sommes allés nous rafraîchir dans un bar-restaurant du centre ville. L’entretien fut enrichissant et le contact facile. Calme et serein, Julien m’a tout d’abord introduit la revue dans son ensemble. Dans l’équipe depuis deux ans, il est le dernier arrivé. L’équipe compte une douzaine de personnes. Nous trouverons vite des connaissances communes dans les vignerons que nous apprécions pour leur travail et leur personnalité. Nous discuterons ainsi autour d’une table pendant une bonne heure, avant de passer à son appartement afin de récupérer deux numéros récents de la revue. Pendant ce temps là, j’en oubliais ma voiture…mais vous savez ce que c’est : on commence à parler des choses qu’on aime et on en oublie le reste !

Ruelle plus aérée à quelques pas de 'Yonge Street'

Au final, on parlera évidemment de ce projet de reportage, en mettant les cadres sur un tel sujet. Les vins issus de l’agriculture biologique et biodynamiqe au Canada et aux Etats-Unis sont nombreux. Cinq mois entiers à les étudier est le temps minimum pour entrer en profondeur dans le sujet. LeRouge&leBlanc n’a jamais encore travaillé avec des free-lance. Il y a un début à tout. En attendant, nous continuons à discuter des projets possibles à réaliser ensemble autour de cette thématique des vins biologiques et biodynamiques en Amérique du Nord : organiser une dégustation à Toronto, faire venir des journalistes et des importateurs pour goûter, finaliser ce projet d’écriture pour cet été ? La question est ouverte  !

'Trattoria' italienne pour désaltérer un après-midi étouffant dans la mégapole canadienne

Published in: on 12 juin 2010 at 08:39  Laisser un commentaire  
Tags:

Le Clos Jordanne, Péninsule du Niagara (Ontario)

On commencera par se rendre dans les vignes avec Sébastien Jacquey

A chaque « winery » où je me suis rendu jusqu’à présent dans cette région de la péninsule du Niagara, je suis toujours surpris par l’efficacité de la communication.

Inspiration bourguignonne

Au Canada, ils mettent les moyens pour accueillir les clients proprement et les visuels sont toujours remarquables, aussi bien les logos que les étiquettes. Le design est toujours original. Souvent, les domaines qui en jettent le plus sur l’aspect visuel avec de grands stands dans les salons et les foires au vin sont en réalité ceux qu’il faut éviter. C’est une règle qui s’avère commune dans le monde du vin. Alors, devant les importants moyens financiers dans les vignobles du Canada, je mets l’accent sur la visite directe dans le vignoble pour me faire une idée du travail en amont et vérifier par moi-même la véracité de la communication.

Les foudres de chêne ont remplacé les pots de fleurs

Arrivé au bord de la voie rapide QEW qui rejoint Hamilton à Niagara sur les berges sud du Lac Ontario , on tombe tout de suite sur les chais du Clos Jordanne, aménagés dans d’anciens bâtiments destinés à l’horticulture. On trouve encore les quais de livraisons et les chambres froides, tout réadapté pour accueillir non plus des plantes et des fleurs mais des cuves et des barriques vouées à l’élaboration des vins du domaine. Je rencontre tout d’abord Thomas Bachelder, viniculteur ainsi qu’il est écrit sur sa carte de visite. Il est québécois. Une fois les présentations faites, il m’invite à rencontrer son assistant Sébastien Jacquey, un français de la région de Sancerre. Le courant passe bien. C’est avec lui que je ferai la visite. Occupé à préparer une commande pour une expédition de vins sur la chaîne d’emballage, je patiente quelques courts instants avant de monter dans le pick-up : destination les vignes.

Du Pinot gris pour apporter fraîcheur et acidité

Les vignes sont situées sur l’escarpement Est-Ouest de la péninsule du Niagara, conférent aux vignes un microclimat ventilé et bien ensolleillé avec la réverbération des rayons du soleil grâce au lac Ontario. Le domaine est divisé en quatre terroirs distincts : Clos Jordanne, Clay Stone, La Petite et Talon Ridge.

Confusion sexuelle par phéromones pour éviter au papillon cochylis de se reproduire

Les vignes sont certifiées agriculture biologique depuis 2005. Sébastien me confirme l’avancement de la saison cette année : ils ont trois semaines d’avance. Le domaine s’inspire du modèle bourguignon et la sélection parcellaire est de mise. Ils utilisent les levures indigènes et avouent aussi acidifier légèrement les vins.

Les sols sont travaillés mécaniquement seulement depuis récemment. Auparavant, il y avait une équipe d’une cinquantaine de personnes pour effectuer ce travail à la pioche : tous des immigrés mexicains. Sur un domaine d’une cinquantaine d’hectares, cela fait un bon nombre de coups de pioche à donner ! Dans les vignes jusqu’à présent au cours de mes visites, je n’ai jamais vu de canadien effectuer ce travail. Soit des jamaicains ou des mexicains, et à chaque fois soit l’un ou soit l’autre mais jamais mélangés. A première vue, le sol ressemble à de l’argile pure et dure, mais Sébastien me dit qu’il n’en est rien et que nous marchons en faite sur un sol limoneux très fin. Les préparations biodynamiques 500 (bouse de corne) et 501 (silice) sont utilisées sur le domaine et ils commencent à utiliser la prêle bientôt.

Mise au point de la "herse en patte d'oie" pour travailler les sols et couper les racines des herbes sans retourner le sol

Depuis 2007 au Clos Jordanne, Sébastien a d’abord  fait ses classes à Sancerre, Bordeaux, en Bourgogne et à Lyon avant d’arriver au Canada, pays qu’il apprécie particulièrement.

Toujours un instant magique de se retrouver dans un chai à barriques

Nous terminerons la visite dans les chais par une dégustation sur barriques du millésime 2009 en blanc et en rouge. La comparaison des mêmes vins mais avec des barriques d’origines différentes met l’accent sur la précision de la vinification. Dans l’ensemble, les vins expriment une belle minéralité et un fruit bien intégré avec le passage en barriques.

La pipette directement à la barrique

J’ai une préférence pour les vins rouges que j’ai trouvé avec plus de caractère et d’originalité. Les cépages sont majoritairement bourguignons avec l’utilisation du Chardonnay et du Pinot Noir. C’est d’ailleurs le négoce bourguignon Boisset qui est propriétaire du domaine. Le rouge La Petite 2009 issu du Pinot Noir élévé dans une barrique de un vin retient mon attention. C’est un rouge structuré avec un grain fin, où le fruit est respecté et où le bois se marie bien, féminin, très digeste, rafraîchissant,  délicat et doté d’une jolie structure agréable en bouche. Le millésime 2009 était un millésime « facile », selon les termes de Sébastien.

Il faut tenir l'équilibre...

Published in: on 8 juin 2010 at 17:01  Laisser un commentaire  
Tags: ,
Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.